Page en cours
Retour vers le document précédent

Aller vers le document suivant

Ce n'est un mais deux documents, qui vous sont proposés ici. Ils sont regroupés car ils concernent tous les deux la citadelle de St Florent. Le premier est le plus récent, il date de 1769. C'est un extrait de la carte qui nous a déjà livrée le plan de la veille de la bataille de Ponte-Nuovo. Pas de commentaires particuliers, je vous laisse découvrir ce plan.

Plan de St Florent (1769)

Le deuxième document est le rapport du gouverneur Gio Battista Baliano. C'est un état des lieux et un ensemble de propositions pour la mise en valeur, faites par ce gouverneur pour la république de Gênes. Il donne une idée de l'état de la Corse au début du XVIIeme siècle. Voici une traduction, dont je n'ai malheureusement pas noté l'auteur, pour la partie concernant Saint-Florent :
"... Saint-Florent a été pendant longtemps la résidence de l'évêque du Nebbio. Il y a une forteresse construite pour protéger le golfe du même nom. Le golfe est ouvert et exposé aux vents du nord-ouest et du nord. Vers l'est, la côte va vers le nord, jusqu'au Cap Corse, sur prés de 30 milles ; la partie ouest va vers le nord-ouest, jusqu'à la pointe de "la Mortella", sur quelques 5 milles. Sur la côte ouest, presqu'au fond du golfe et en face de la forteresse, à environ un mille de celle-ci, un port sur et de bonne capacité se trouve au lieu dit "le Fornaci", la partie plus australe du golfe est quant à elle sans aucun fond.
    Dans le fond du golfe, presque au sud, la forteresse de Saint-Florent est bâtie sur une péninsule basse, presque toute de rocher. Ce serait un site excellent, si les marais proches n'en rendaient pas l'air malsain. La position est moins forte que Bonifacio et Calvi, parce que le rocher n'est pas élevé comme les leurs, et parce que les alentours sont d'une bonne terre, utile à la culture, mais dangereuse pour la forteresse car elle facilite l'installation d'un camp.
    Il ne faut pas en conclure que la forteresse manque de valeur. Entourée de trois côtés par la mer, elle dispose d'une bonne muraille, bien adaptée ; du côté de la terre, il y a deux bastions assez grands, et un fossé, large et profond, qui pour une part a été taillé au pic, dans la roche.
    Il n'y a pas d'autres habitants, dans la forteresse, que 130 soldats et 6 chevaux légers, qui vont battre la campagne.
    Pour donner plus de sécurité à cette forteresse, il faudrait finir ses parapets. Si je me rappelle bien, ils ne sont pas faits. Il faudrait ensuite bien faire les terre-pleins de l'intérieur, avec de la bonne terre. Il serait bon d'arranger le lit du fossé, et si possible le faire si profond que l'eau de la mer y entre. Il faudrait encore terminer le chemin couvert qui, d'après mes souvenirs, est encore incomplet. Il est enfin absolument nécessaire d'arracher tous les arbres de la campagne extérieure, sous la contrescarpe, le talus ; à l'heure actuelle, on peut arriver sous la forteresse, à couvert de la contrescarpe.
    Il serait mieux de faire ces travaux avec des pierres au lieu de terre. Il suffirait de faire jeter là les gravats des constructions en ruine.
    Je ne manquerais pas de dire qu'il faudrait, l'été, quand les marais sont plus secs, les entailler de grands, larges et profonds fossés. La terre qu'on en tirerait servirait à rehausser le terrain, où l'on planterait ensuit des peupliers, des aulnes, des saules et d'autres arbres du même genre. Peu à peu le terrain serait amélioré et l'air assaini. Cela devrait se faire aussi pour assainir Porto-Vecchio et d'autres endroits de la Corse."

Lire texte original

Retour vers le document précédent

Retour haut de page

Aller vers le document suivant